Imprimer ceci Page

Qui suis-je ?

victoireechecs« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec. »
(Soichiro Honda – ingénieur et industriel japonais)

 

Voilà… nous sommes en 2016. J’ai 63 ans révolus, et suis grand-père de sept petits-enfants.

Je suis pasteur avec un ministère itinérant. J’ai été successivement Aumônier des Tziganes (dans la METZ), Aumônier de prison,  Aumônier parmi les toxicomanes, Ministère itinérant de la Fédération des Eglises du Plein Evangile de France, et désormais je suis Aumônier de l’association OSER EN PARLER, exerçant un ministère auprès des dépendants sexuels.

philippe auzenet

 .

Ah… j’oubliais de vous dire que je suis né à Rouen, la « ville aux cent clochers », en Normandie, mais que toute ma famille est originaire du Poitou. Je suis aussi citoyen Suisse.

Hôtelier et gestionnaire de formation, je suis pasteur protestant évangélique depuis 1978.

Je l’aime, la France, pour son steak-frites (ce qui manque le plus à un français qui vit à l’étranger…) mais aussi pour sa culture très diversifiée et plutôt “cool” (située à mon avis entre la culture italienne et la culture germanique) ; j’aime aussi la France à cause de ses paysages les plus variés : mer, montagne, plaine, et les contrastes étonnants qui existent entre le nord et le sud, tant au niveau de l’infrastructure que de la mentalité. Un mauvais point : nous, les français, notre particularité est que nous sommes des éternels insatisfaits, nous sommes malheureusement connus à l’étranger pour cela.

Pourquoi suis-je chrétien et pasteur ? parce qu’à l’âge de 20 ans, après une crise d’identité terrible, j’ai demandé à Dieu de se révéler à moi s’il existe, et Il l’a fait ! Il m’a aussi appelé à Le servir, ce dont je ne me serais jamais douté… j’ai donc quitté l’hôtellerie pour me mettre au service de Dieu.

J’ai servi Dieu successivement parmi les Tziganes (gitans, manouches, roms, yéniches), mais aussi au milieu des toxicomanes, des détenus, et des paumés de tout poil… J’ai été aussi animateur de nombreuses émissions chrétiennes sur la radio, et à la TV. Durant des années j’ai effectué des voyages missionnaires réguliers en Afrique (République Centrafricaine – Tchad) pour enseigner dans les Instituts Bibliques et de Théologie et tenir des réunions d’évangélisation et d’édification.

J’ai connu beaucoup d’échecs, dont certains ont été graves et par ma faute : pas la peine de se voiler la face ou de se cacher. Mais toujours j’ai pu me relever, en apprenant les leçons essentielles de mes échecs et en me réformant profondément.

Maintenant j’écoute et j’aide les personnes en trouble dans leur identité sexuelle. J’enseigne régulièrement la relation d’aide à des groupes de chrétiens qui veulent mieux écouter et accompagner leurs semblables. Je suis auteur de dix livres… et suis en train d’en rédiger deux autres.

J’aime le sport, la fondue, les pâtes al pesto, j’aime lire, écrire, voyager, parler l’anglais et l’allemand, et apprendre sans cesse. Je suis un bon vivant, j’aime l’ambiance de fête et la bonne chère… c’est probablement lié au fait que je suis un ancien hôtelier car la plupart de mes anciens amis de l’Ecole Hôtelière sont ainsi, je les ai retrouvés quarante ans après, lors d’une rencontre. Je suis difficilement supportable, lorsque pour me détendre,  je passe des heures entières à flâner dans les grandes surfaces et les “soldeurs” ! Alors j’y vais tout seul… pour ne pas lasser mon entourage.

J’aime particulièrement la ville de Düsseldorf en Allemagne, où j’ai habité six mois lorsque j’avais 20 ans… il est vrai que j’ai un petit faible pour la bière brune de Düsseldorf, la « Düsseldorfer Alt », et pour le centre ville, appelé « le petit Paris » (der klein Paris »)…  j’y retourne de temps en temps en tant que touriste. Je parle  beaucoup mieux l’allemand que l’anglais.

Mon grand frère est prêtre catholique, ma sœur professeur d’allemand. Ma maman était professeur de lettres (français, latin, grec), elle est toujours vivante (95 ans en janvier 2014) et est toujours campée en prière pour ses enfants ! Mon père, décédé en 1983, était directeur d’un grand magasin de vêtements (les vêtements « St-Rémy »), au Mans, et avait une trentaine d’employés ; très tôt je l’aidais parfois dans le magasin en tant que vendeur…

Lorsque je voyage, je vais dans tous les milieux, j’aime tellement me mélanger aux autres pour apprendre d’eux : car il y a du bon et du bien partout… Les cœurs sectaires et bornés n’arrivent pas à le découvrir, ils s’enferment dans la peur et rétrécissent leur pensée puis leur vie intérieure… Quel dommage que cela soit aussi comme cela dans certains milieux chrétiens où chaque église ou dénomination prétend détenir la vérité totale à elle toute seule, alors que la vérité est une personne : Jésus-Christ ! Comme nous devrions redécouvrir l’humilité à ce sujet !

Pour moi, la vie est une école d’apprentissage. Nous ne sommes qu’en transit sur cette terre (et la mort de chacun de nous est bien là pour nous le rappeler), notre vie ne commencera à devenir réellement passionnante qu’au Ciel ! Cependant j’aime cette vie ici-bas, en regrettant toutefois qu’il faille passer parfois par autant de souffrances et d’épreuves.

Je suis souvent déçu de moi-même, déçu parfois aussi des autres. Mais Dieu ne m’a jamais déçu.

Notre terre et notre civilisation s’autodétruisent, s’endettent et chaque pays creuse sa tombe à toute vitesse ; la mondialisation accélère ce processus.

Je ne suis pas d’un naturel pessimiste, mais plutôt joyeux. Cependant je m’aperçois bien que le monde court à sa perte, et fonce à 180 à l’heure dans un mur. Rien ne l’arrêtera, car rien n’arrête la folie. L’argent mène le monde et c’est pourquoi il s’autodétruira un jour totalement.

J’aurais encore beaucoup de choses à dire. Ce site vous donnera quelques nouvelles, et  vous dira aussi comment évolue ma pensée. Je n’oublie pas que je suis une poussière parmi les poussières, mais que Dieu m’aime. C’est ce qui un jour m’a donné envie de vivre… et en effet j’aime la vie !

Témoignage personnel

Témoignage enregistré sur ZeBuzzTV.com

Philippe AUZENET a connu une enfance difficile, marquée par la violence, dont il a gardé des séquelles. A l’âge adulte, il sombre dans une profonde dépression après avoir vainement tenté de trouver l’amour dans le sexe et l’alcool. Alors qu’il pense en finir avec la vie, il crie à Dieu sa souffrance. Il sort transformé de cette expérience. Suivant l’appel de Dieu, il quitte son travail dans le milieu hôtelier, entre dans une école biblique, devient pasteur et s’occupe de personnes qui ont vécu comme lui des expériences douloureuses et qui sont en souffrance. Son ministère l’amène à écrire plusieurs ouvrages, dont un qui traite de l’homosexualité, et à fonder plusieurs associations. Citons : Oser en parler, une relation d’aide par Internet pour tous ceux et celles qui connaissent des difficultés au niveau de leur identité sexuelle. Les épreuves douloureuses qu’il a vécu, et sa relation avec Dieu ont mis dans le cœur de Philippe AUZENET, le désir d’aider ses semblables.


Délivré d’une violence qui m’habitait

Témoignage enregistré pour laBonneNouvelle.fr

Philippe Auzenet a subi des violences et plus tard les a reproduites. C’est un long chemin de verbalisation qui lui a permis la délivrance

Parcours de vie

Un jour de février 1973 j’ai décidé de donner mon cœur définitivement à Dieu. Certains donnent leur corps à la médecine (ce qui est louable) et ont une forte assurance-vie. Moi j’ai découvert que mon âme, à l’heure de ma mort, passerait vers Dieu… et j’ai décidé d’en tenir compte dès le début de ma vie, à l’âge de 20 ans, en lui offrant tout ce que je suis pour qu’Il se serve de moi. Je ne regrette pas de l’avoir fait. Ma vie est courte (espérance de vie pour les hommes : 77  ans… j’en ai déjà 60). Je ne pense pas que ma vie a été une réussite, mais que cependant Dieu s’est servi de moi pour aider et consoler les autres. Cela est devenu le sens de ma vie :

  • vivre c’est aimer
  • vivre c’est donner
  • vivre c’est se soumettre le mieux possible à Celui qui a créé la vie, et s’ouvrir constamment à Lui au travers d’une relation solide

Seul Dieu peut donner la vraie paix intérieure et la sérénité. Seul Dieu peut donner la vie éternelle, le pardon des péchés, et le bonheur durable. Tout le reste est éphémère et partira en fumée. Lorsque nous mourrons nous serons seuls, et d’autre part les « linceuls n’ont pas de poche » !

Comme je crois à la vie, je ne pense pas que l’avortement soit souhaité par Dieu, ni l’euthanasie. Je suis également contre la peine de mort, que je considère comme un crime. Partout où nous le pouvons, nous devons préserver et faciliter la vie, également en préservant la planète terre. Nous devons devenir les porte-paroles de Dieu.

Philippe, un jour (tu avais 20 ans) tu as fait une rencontre avec Dieu, dans quel… couloir vous-êtes-vous croisés… ?

Deux fois j’ai failli mourir, durant mon enfance, dont l’une par électrocution. Durant deux années (j’avais entre 7 et 9 ans), j’ai été fréquemment tabassé par des grands, dans un recoin du préau de la cour de récré, ligoté, pendu par les pieds, et menacé de mort avec un couteau. J’en ai gardé des séquelles profondes. Après deux dépressions nerveuses et une mononucléose infectieuse, après plusieurs années d’études où je me suis aperçu que je subissais la vie plutôt que je ne la choisissais, j’ai fait une découverte personnelle et essentielle pour mon avenir : rien ne vaut la vie sans amour. “L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur” disait le Petit Prince de St-Exupéry.

Le plus important, me disais-je, c’est l’amour, le cœur, le reste passe après. Alors il m’a fallu le trouver, cet amour. Après plusieurs expériences où sexe et alcool se côtoyaient sur un fonds dépressif, j’étais prêt à jeter l’éponge et à disparaître… découragé de la superficialité ambiante. Alors j’ai crié à Dieu : “Dieu, si tu existes, si tu m’aimes, révèle-toi à moi et change ma vie, Toi qui es un Dieu d’Amour”. Celui-ci a répondu, et quelques mois plus tard, dans une réunion de prière à Paris, j’ai été inondé d’amour, de joie surnaturelle, de paix intérieure, tel un flash très fort. Dieu, par Jésus-Christ, se révélait à moi, et m’inondait du St-Esprit. Expérience fulgurante en un soir, le 7 février 1973, je venais d’avoir 20 ans. Depuis, je n’ai cessé d’approfondir ma relation avec Dieu, et ma vie a été globalement transformée. Je suis devenu plus rayonnant, extraverti, et tourné vers les autres.

Philippe, tu as une formation hôtelière de base, rien ne laissait prévoir qu’un jour tu servirais Dieu, mais pourquoi donc es-tu devenu pasteur ?

Après avoir passé mon BTS de gestion hôtelière à Paris, en 1973, j’ai fait mon service militaire et ai été affecté au Ministère de la Défense, rue St-Dominique, toujours à Paris. Puis j’ai travaillé à l’Hôtel Hilton, près de la Tour Eiffel, comme aide-comptable. J’étais mal, car je voyais beaucoup de gens tristes et malheureux dans cette société, qui ne savaient même pas quel but ils poursuivaient. Ils vivaient comme des “zombies”. Métro-boulot-dodo. Même parmi les ministres, les secrétaires d’État, les comtesses, les PDG ou les rois du pétrole que je servais à table, je rencontrais très peu de gens “bien dans leur peau”, heureux, respirant la paix et la joie de vivre. Cela me posait question, car je découvrais que moi aussi je n’étais pas vraiment heureux, avec comme seul objectif de gagner un salaire et de survivre.

C’est alors que l’appel de Dieu s’est révélé en moi : “Philippe, suis-moi”. J’ai eu une grande lutte intérieure, car mon propre frère est prêtre catholique et je pensais que Dieu ne pouvait pas m’appeler moi aussi, d’autant plus que je me destinais à l’hôtellerie et que j’avais le désir de me marier et d’avoir des enfants ! Cependant, les mois ont passé, et je me suis rendu à l’évidence : j’avais une vocation moi aussi. Dieu m’appelait, c’était une réalité. Je Lui ai librement dit oui. Alors j’ai commencé à évangéliser les drogués, les paumés, les clochards, les marginaux de tout poil, dans les rues de Paris, et surtout dans le quartier St-Michel. Je sortais le soir avec des Évangiles, et leur distribuais, en leur parlant de Jésus que je venais de rencontrer. Ils écoutaient et étaient touchés. Puis j’ai quitté mon travail au Hilton de Paris pour faire une École Biblique, à Vichy, durant deux années. Par la suite, j’ai travaillé dans un centre d’aide aux toxicomanes, en Suisse, à Genève, où j’ai rencontré ma future épouse. Puis je suis devenu pasteur protestant évangélique.

Es-tu sûr de ton appel, de ta vocation, es-tu sûr de l’existence de Dieu, et que Dieu est la seule solution pour ce monde désespéré ?

Oui, je suis sûr. Depuis quarante années que je suis devenu véritablement chrétien, je l’ai toujours vérifié dans la pratique. Oh, j’ai eu des hauts et des bas dans ma vie de chrétien et de pasteur, tout n’a pas été facile. Les épreuves ont failli m’abattre, “mais ce qui ne m’a pas tué m’a rendu plus fort”, comme disait Nietzsche. J’ai connu la souffrance, j’ai failli tout perdre, j’ai connu des égarements, des échecs graves, des rejets, mais dans toutes ces choses, je priais, et je voyais Dieu qui répondait à mes supplications. Ma foi s’est renforcée. Plus que jamais, j’évangélise, j’essaie de parler de Dieu à mon entourage, je voyage aussi pour animer des séminaires dans les Églises, en sachant que sans Dieu la vie est comme une table à trois pieds : on peut la maintenir en l’état quelque temps mais un jour elle s’écroule. Je témoigne de mes échecs, et que Dieu est le Dieu de la miséricorde, de la compassion, Il est toujours prêt à répondre à celui qui s’adresse à Lui. Comme c’est important de le dire au monde, qui s’autodétruit dans le matérialisme, dans les guerres, dans l’égoïsme, le plaisir et la superficialité !

Quel message voudrais-tu adresser aux autres ?

Notre monde est un monde qui, globalement, et par choix, vit sans Dieu : donc sans père, et sans repère. Nous vivons tous plus ou moins comme des orphelins, tant que nous n’avons pas reconnu et accepté notre Père dans le Ciel. Nos villes, nos régions, nos pays n’ont pas de père, et errent dans des impasses continuelles, dans des dédales pour ne pas dire des labyrinthes… Tant que nous n’aurons pas librement et volontairement accepté de nous soumettre à notre Père qui est dans le Ciel, nous errerons, et tout cela, même si nous sommes riches, en bonne santé et appréciés des autres. Au moment de notre mort, nous serons seuls : nous ne pourrons rien emporter. Nos péchés, seul Dieu peut nous les pardonner, et si cela n’est pas fait, comment pourrons-nous paraître devant Lui, Lui qui est saint, parfait, Amour ? La vie éternelle, seul Dieu nous la promet si nous Lui donnons notre vie. Un avenir, une espérance, la certitude de notre résurrection dans un nouveau corps, seul Dieu peut nous les donner. La vie est si courte sur cette terre ! profitons donc de moments intenses de réflexion, de méditation, pour faire le choix (ou non) d’accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur, et de nous laisser remplir de Sa paix, de Sa joie, de Son Amour, afin d’offrir nos vies pour Le suivre, et nous mettre au service des autres… C’est cela, le message que je voudrais adresser aux autres.

Es-tu heureux, et fier d’être dans le service de Dieu ?

Oui je suis heureux… le bonheur, c’est un état durable de satisfaction, d’épanouissement, d’équilibre intérieur, malgré la souffrance et les échecs. C’est un choix qui nécessite des engagements et des conditions. A nous de les identifier ! Ne laissons pas passer trop de temps, après il sera trop tard ! Je suis heureux car j’ai rencontré mon Créateur, mon Sauveur, mon Dieu. Je suis devenu Son enfant et je ne suis plus orphelin. Il m’écoute, Il m’aime, Il me comprend, Il est attentif à ma vie. C’est ainsi que je peux mieux me donner pour les autres ! Je suis très fier d’être au service de Jésus-Christ, fier à cause de Lui, Il est tellement grand et merveilleux ! C’est un Ami qui ne faillit jamais… Je Le remercie de s’être révélé un jour à moi, et de m’avoir appelé à Son service, moi qui suis si pauvre intérieurement et si faible. Il est miséricordieux et riche en bonté… et nous relève toujours de notre médiocrité !

Lien Permanent pour cet article : https://philippe-auzenet.com/qui-suis-je/