
Des violences « systémiques »
Les membres du collectif, essentiellement âgés de 50 à 70 ans, dénoncent des faits prescrits, commis entre 1955 et 1985 dans une vingtaine d’établissements appartenant aux Frères des écoles chrétiennes, ont expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Philippe Auzenet, 73 ans, et l’autre cofondateur qui préfère rester anonyme, confirmant une information de France Inter.
Ils dénoncent des « violences physiques », « brimades, humiliations », et pour « grande partie » d’entre eux, des faits « d’attouchements, d’agressions sexuelles et de viols », commis par des religieux ou des enseignants laïques, la plupart décédés.
Les écoles concernées se situaient notamment à Quimper, Rouen, Mende, Langogne (Lozère), Reuil-Malmaison, Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Grenoble, Igny (Essonne), Nantes ou Paris, a détaillé M. Auzenet. Certains n’appartiennent plus depuis à la congrégation.
A l’école lasallienne de Rouen, « entre 7 et 9 ans, j’ai été menacé de mort, violenté, ligoté, on me pendait par les pieds, ils avaient des couteaux de boucher et menaçaient de m’arracher les yeux. Cela a bousillé ma vie », a témoigné M. Auzenet. Le cofondateur de 62 ans s’est dit, lui, victime « de violences et d’attouchements » par des frères et enseignants laïques, à l’école-collège Saint-Augustin de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), entre 1969 et 1978.