
La consommation de cocaïne explose partout en France, dans des proportions inédites. Les soins, eux, peinent à suivre. Dans un rapport sans appel, l’Inserm alerte sur la banalisation de ces usages en France et leurs conséquences sanitaires et sociales. Mandatée par la Mildeca et le ministère de la Santé, le rapport éclaire un phénomène en pleine expansion et encore largement sous-estimé. Le point.
Sur les quais du métro parisien, dans les festivals ou jusque dans des centres urbains de taille moyenne, la cocaïne circule et se banalise. En poudre ou sous forme de crack, elle touche des profils bien au-delà des clichés.
En France, 9,4 % des 18-64 ans ont déjà expérimenté cette substance dans leur vie, contre 1,8 % en 2000. Ce chiffre grimpe à 13,4 % chez les hommes, 5,5 % chez les femmes. Les plus concernés sont les 25-34 ans, avec 5,4 % d’usagers récents (consommation dans l’année).