
Longtemps peu reconnues et insuffisamment accompagnées, les fausses couches, ces épreuves à la fois physiques et psychologiques sont aujourd’hui davantage considérées par le corps médical. Parcours sur mesure, soutien renforcé, les pratiques évoluent – enfin – pour une meilleure prise en charge des femmes concernées.
Chaque année en France, près de 200 000 femmes traversent une « fausse couche ». Autrement dit, une grossesse sur cinq se solde par un arrêt précoce. Dans 80 % des cas, l’incident survient au cours du premier trimestre, avant quatorze semaines d’aménorrhée, avec un pic entre six et dix semaines. Le risque de subir un arrêt de grossesse s’accentue à mesure que l’âge maternel avance, comme le souligne le Pr Guillaume Legendre, chirurgien, gynécologue et obstétricien au CHU d’Angers : « À partir de 35 ans, près d’une grossesse sur quatre n’aboutit malheureusement pas, et plus d’une sur deux après 42 ans. » Dans ce contexte, les initiatives médicales, associatives et institutionnelles se multiplient pour mieux accompagner les couples confrontés à cette situation.