
Le système de protection des enfants maltraités, l’ASE, craque de partout. Les révélations sur des violences dans les institutions ou les familles d’accueil – prostitution, agressions, négligences, suicides – se multiplient. Les travailleurs sociaux sont épuisés. Les magistrats débordés. Les départements accusent l’État de les abandonner. Alors qu’un rapport d’enquête parlementaire a été rendu par des députés de tous bords le 8 avril, Le Figaro décortique les grands enjeux de ce système qui concerne des centaines de milliers de familles chaque année avec cette série « Enfants placés, la grande introspection ».
NDLR : chiffres à connaître : 20 000 enfants de l’ASE sont livrés par sa faute à elle, à la prostitution, sur 392 600 enfants et jeunes majeurs de moins de 21 ans bénéficiant d’une mesure de l’ASE. Cette prostitution a lieu au travers d’un site d’escorts.
Ce site internet mis en cause par la justice et les associations dans les affaires de prostitution de mineurs, notamment ceux issus des foyers de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), est Sexemodel.
Le rôle de la plateforme : Il s’agit d’un site d’annonces d’escort-girls à forte audience. Des réseaux de proxénètes l’utilisent comme « vitrine » pour y publier des annonces de mineures. Ces annonces travestissent l’âge réel des victimes (en affichant par exemple 19 ou 20 ans), alors que les photos et les profils révèlelt qu’il s’agit d’enfants et d’adolescentes
Le profil du dirigeant : Le site appartient à David Azzato, un citoyen suisse résidant à Dubaï. Il a déjà été condamné par le passé en France pour proxénétisme aggravé
L’enquête judiciaire : En septembre 2026, la procureure de la République de Paris a officialisé l’ouverture d’une enquête visant directement la plateforme pour complicité de proxénétisme et manquements graves à la modération. La section cybercriminalité du parquet (la même qui a fait fermer le site Coco) cherche à bloquer et faire fermer définitivement le site