
Peter Pan, vous connaissez ? Cet éternel petit garçon (qui s’est enfui au Pays Imaginaire afin de ne jamais grandir) a inspiré le syndrome du même nom… On fait le point avec Antoine Spath, psychologue à Paris.
Le syndrome de Peter Pan a été défini pour la première fois en 1983 lorsque le psychologue américain Dan Kiley a publié Le syndrome de Peter Pan : ces hommes qui ont refusé de grandir, un ouvrage qui est rapidement devenu un best-seller outre-Atlantique.
Le syndrome de Peter Pan, kézako ? Concrètement, les personnes qui souffrent du syndrome de Peter Pan (aussi appelé complexe de Peter Pan) « refusent » de passer à l’âge adulte, comme le héros de leur enfance : l’engagement (qu’il soit sentimental, économique ou professionnel) les paralyse. Une situation que Dan Kiley résumait avec la citation suivante : « Je ne veux jamais devenir un homme. Je veux rester un petit garçon pour toujours et m’amuser ». Curieusement, c’est un problème qui concerne surtout les hommes âgés d’une trentaine d’années…