
JE SURVIVAIS, MAIS DÉSORMAIS JE VIS ! par Philippe Auzenet
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Entre l’âge de 7 et 9 ans, dans la cour de mon école Lasallienne à Rouen (rue St Gervais) j’ai subi 40 bastonnades graves de la part de deux grands de 12 -13 ans, avec menace terroriste au couteau, le corps ficelé comme un saucisson, pendu par les pieds.
Les deux grands avaient des couteaux de boucher et faisaient mine de m’arracher les yeux, en mettant un bol sous ma tête pour en recueillir le sang.
Ils me disaient « si tu parles à tes parents, ou aux surveillants, pour leur dire ce qu’on te fait, on te tue pour de bon, et même tes parents on les tuera, on te retrouvera partout où tu déménageras dans l’avenir ».
Les surveillants regardaient, mais n’intervenaient jamais, c’était habituel dans cette école, c’était pour eux un spectacle sur un ring. Beaucoup d’autres victimes m’en ont témoigné en 2026 : nombreuses punitions violentes et injustes, ou alors pas d’intervention du tout devant des actes de terreur entre élèves.
Des Fréres Lasalliens en robe noire, qui étaient de vrais corbeaux pédophiles, ils ont attouché ou pénétré des centaines de petits enfants et dormaient parfois avec.
Un aumônier du diocèse, le Père Bourdon, qui passait des films porno aux élèves, et les attouchait avec ses sales mains baladeuses, y compris durant les confessions : un véritable réseau de pédophiles qui se connaissaient entre eux, et se passaient le nom des plats (petits enfants) au menu du jour. Le professeur de latin était très intéressé : alcoolique, Mr Legaffric pénétrait et masturbait les petits élèves durant ses cours particuliers, en retournant vers le mur la statue de la Vierge en plastique, et en leur disant que c’était de l’amour.
Beaucoup de Frères attouchaient les petits enfants internes dans les dortoirs, et dormaient nus.
Le directeur le Frère Augustin Maquaire, habillé en corbeau noir, qui passait de longues heures à zieuter de très près les parties génitales et les fesses des tout-petits durant les visites médicales, et avait aussi toujours près de lui « son mignon », « son indic-rapporteur de tout », l’élève Estienne, y compris durant les cérémonies avec le Maire, sur les estrades (Estienne : élève très proche et écuyer, que l’on peut considérer comme son petit ami, dormaient-ils ensemble ?), assis en compagnie de l’archevêque de Rouen. (in : rapport de 12 pages du 17 février 2026, d’un ancien professeur et ancien élève à JB Rouen, André-Louis Sanguin, commandeur des palmes académiques, professeur à Sorbonne Université).
Durant mes bastonnades, les surveillants fumaient leur cigarette de l’autre côté de la cour, cette image est restée gravée à vie en moi, et j’ai toujours eu peur des autorités par la suite, comme étant cruelles, injustes, lâches et sadiques.
Alors je faisais dans ma culotte à chaque séance de terrorisme, je pleurais et avais des cauchemars, je haïssais l’école et la vie. J’avais mal au ventre en classe et sentais comme des coups de couteau dans le ventre, chaque jour durant deux heures. Cela a duré quatre ans. Puis le psoriasis est apparu, et des rhumes à répétition.
J’ai été énurésique jusqu’à l’âge de 12 ans (pipi au lit). Je suis allé de dépression en dépression toute ma vie.
Chaque jour j’avais envie de me suicider en me jetant d’une falaise ou d’un pont. Mes résultats scolaires étaient mauvais, rien ne m’intéressait et je ratais tout. Je pensais que je mourrais à 20 ans.
Ma valeur était : « Je suis digne d’être tué tellement je suis un imbécile ».
Presque 100% (chiffres officiels) de ceux qui passent par là et ne font pas de psychothérapie immédiate vont reproduire les violences un jour, qu’ils soient chrétiens ou non.
Le cerveau a été formaté ainsi lors des violences subies : « la violence au nom de Dieu, c’est normal ». J’étais dans une école chrétienne Lasallienne, et mon cerveau a été trompé affreusement par le climat de terreur Lasallien qui régnait dans l’école de Rouen.
Pour me rassurer je me suis dit que ces violences étaient normales, Dieu est violent pour se faire obéir, je mérite ces châtiments.
Puis vint l’amnésie traumatique « tout va bien j’oublie ». J’ai tout oublié pendant 65 ans, puis il y a eu Betharram et tout est remonté.
J’ai reproduit mes violences subies, hors église et sur plusieurs de mes bénévoles de mon centre d’accueil en 1991-1992, j’avais 40 ans, je faisais un burn-out et mes nerfs lâchaient. Je pétais les plombs. J’ai donc eu un procès et fis 15 mois de prison, j’ai eu des grâces de 10 mois pour bonne conduite, qui ont été déduites de ma peine de deux ans.
Pasteur, mais aussi bombe volante et dangereuse car contenant une agressivité morbide refoulée, sans savoir d’où elle venait. Et je ne suis pas le seul !
Si comme moi, tu as vécu de très gros traumatismes dans ton enfance, tu es donc devenu un survivant, et tu t’es dissocié de toi pour vivre dans une autre identité que la tienne, laquelle te faisait trop souffrir.
C’était bien, et nécessaire à l’époque de te dissocier, car sinon tu serais devenu fou. Cela t’a permis de survivre.
Dieu t’appelle maintenant à sortir de cette seconde identité pour retrouver la première, celle qui est vraie. Car Il est désormais ta sécurité et ton refuge, tu ne crains plus rien quand c’est Lui qui conduit ta vie.
D’opérer cette mutation, cela t’imposera d’abord des troubles de l’identité, du renoncement, de la douleur, des souffrances intérieures car tu auras le sentiment de te perdre et de ne plus savoir qui tu es.
Mais passé une période de temps plus ou moins longue, ce phénomène de dissociation cessera, et tu ne seras plus un SURVIVANT mais un VIVANT, et ce sera un vrai miracle. Je l’ai vécu car en 1961 je m’étais dissocié.
Alors, plus besoin de te cacher, de chercher à plaire aux autres, plus besoin de te rechercher toi-même et ta réussite. Tu te seras trouvé à l’intérieur de toi, et de plus, tu vivras caché en Christ !
Je suis passé par cette délivrance récemment. C’était il y a quatre mois, après un travail sur moi-même qui a duré quatre ans.
J’ai beaucoup souffert, car cela a été comme les douleurs de l’enfantement. Un accouchement avec douleurs et incompréhensions. Incompréhensions de la part des autres qui m’ont accusé de ne pas aller bien, et incompréhensions de devoir tout recommencer à zéro.
Quand j’ai vu que je suis redevenu moi-même, et que je n’ai plus eu besoin de prouver qui je suis aux autres, alors quelle libération ! La solitude ne m’a plus atteint.
Non seulement je suis une nouvelle créature en Christ, mais je suis aussi devenu une nouvelle créature en MOI !
Ce sont deux naissances séparées. Bien distinctes.
Je te souhaite, ami lecteur, de passer par là ou je suis passé, si tu as été tué dans ton enfance et que tu n’en as parlé à personne. C’est un chemin très étroit et compliqué, tu ne comprends plus rien, mais ensuite, en voyant les résultats, tu comprends tout ! Et tu ne regrettes pas le tunnel dans lequel tu étais, car tu es en pleine lumière !
Je suis « né de nouveau en Christ » en 1973. Je suis « né de nouveau en moi » en 2025. Il en aura fallu du temps, mais désormais je suis devenu très heureux, au plus profond de moi.
Je ne suis plus « à moitié heureux », mais « 100% heureux », cela en vaut bien la chandelle… je me souris à moi-même toute la journée, mes yeux pétillent, enfin je suis totalement dans la lumière et je ne survis plus !! Je suis MOI, et moi en Christ, et Lui en moi.
Que du bonheur, messieurs et mesdames
!
Pasteur Philippe Auzenet

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