
Citation : « Avez-vous regardé jusqu’à présent le salut de vos élèves comme votre propre affaire, pendant tout le temps qu’ils ont été sous votre conduite ? » (Jean-Baptiste de la Salle)
Citation : « Ce doit être aussi une des principales attentions de ceux qui sont employés à l’instruction des autres, de savoir les connaître, et de discerner la manière dont on se doit conduire à leur égard. » (Jean-Baptiste de la Salle)
Je n’écris pas du tout cet article en tant que cofondateur du Collectif des anciennes victimes lasalliennes, qui est laïque et le restera.
Je l’écris uniquement à titre personnel, en tant que ministre du Culte durant 50 années, pasteur protestant depuis 1976, dont le ministère est fondé sur les Saintes Écritures rassemblées dans la Bible, et en tant que victime grave des Lasalliens sous forme de martyr, à l’âge de sept ans, durant deux années de tentatives de meurtre au couteau, que je qualifierai de tentatives d’assassinat par des élèves-bourreaux plus âgés, sur enfant de sept ans, au nez et à la barbe des surveillants de l’époque, dont j’ai les noms, qui ont tout vu et ne sont pas intervenus.
Je dois dire également que, jusqu’en 1975, je fus moi-même un catholique engagé ; je connais bien la Maison Catholique, ses qualités et ses défauts, de même que j’ai appris à connaître la Maison Protestante, ses qualités et ses défauts. J’ai été le fondateur d’une église protestante, et de plusieurs œuvres sociales chrétiennes tout au long de ma vie. J’ai été chroniqueur sur Radio Notre-Dame durant 15 années, j’ai rencontré toute ma vie durant de nombreux évêques, archevêques, cardinaux, j’ai discuté avec eux et prié confidentiellement avec eux. J’ai même fait de la montagne avec l’archevêque de Rouen, feu Monseigneur Joseph Duval, décédé en 2009. Mais j’ai surtout rencontré les plus pauvres de notre société, pour les relever : toxicomanes, sortants de prison, dépendants sexuels, dépressifs et rejetés de tout poil. Ce sont des personnes merveilleuses aimées par Dieu !
Dans cet écrit, je n’exercerai que mon devoir de discernement (- et non de jugement, réservé à Dieu le Père seul, selon les écrits Bibliques -) à propos des fondements spirituels actuels des Écoles Lasalliennes, tant il me semble indispensable d’y voir clair, au vu de l’immense scandale actuel qui touche ces Écoles au niveau international, dont 800 plaintes actuelles dans la seule Irlande, et un nombre de plus en plus grand de plaintes enregistrées en France.
Les problèmes spirituels de cette Congrégation, qui sont assez proches de ceux d’une secte, méritent d’être évoqués par un ministre du Culte, sous l’angle seul du catholiscisme et des écrits de Jean-Baptiste de la Salle. Sans hargne, sans méchanceté, sans désir de détruire une Communauté fondée à l’époque par un grand visionnaire courageux, qui fut même canonisé.
Nulle part, vous ne trouverez évoqués et répertoriés les immenses problèmes spirituels qui se sont développés avec le temps parmi les Lasalliens, et qui me font penser que cette Communauté chrétienne actuelle n’en porte plus que le nom. Elle bat de l’aile quant à son engagement chrétien réel et mis effectivement en pratique. Et en effet, nous constatons que de plus en plus d’écoles lasalliennes ne comportent plus en leur sein, ne serait-ce qu’un Frère Lasallien consacré.
Reste au niveau spirituel, un grand vide, et de plus en plus d’affaires de moeurs à scandales, une pédo-criminalité assez développée et révoltante (cf à l’Ecole Lasalle de St-Genès récemment, 36 victimes d’un seul professeur, qui a commis 17 viols et 10 abus sexuels caractérisés, et dont le directeur s’est suicidé, mon Dieu mais où était la surveillance interne durant toutes ces années ?). Les responsables lasalliens ne savent plus balayer devant leur porte, faire le tri, améliorer les qualités du recrutement, dévoiler les brebis galeuses – et non les déplacer d’école, comme cela se pratique encore de nos jours – cf le cas récent de l’école lasallienne d’Agen -. La pédo-criminalité, une injure infâme aux valeurs de l’Evangile puisqu’il s’agit d’enfants, y a été cachée, tue et entretenue durant plusieurs centaines d’années, selon les déclarations que j’ai recueillies auprès d’anciens professeurs de ces écoles actuellement à la retraite.
- LES ÉCRITS BIBLIQUES
Les Écrits Bibliques semblent de nos jours être ignorés totalement par les responsables Lasalliens, comme un modèle de référence. Au fil du temps, et depuis une année que je les fréquente, je n’ai trouvé aucune allusion au christianisme ou aux enseignements de Jean-Baptiste de la Salle, dans leurs comportements et leurs déclarations (si ce n’est une, dans la lettre décrite plus bas).
Préambule
Durant l’année qui a précédé la création de notre Collectif, j’ai été mis en contact, suite à mon courriel de réclamation quant aux violences rencontrées dans cette école, avec l’un des responsables laïcs, Mr B. Et donc grosse surprise pour moi qui suis un pasteur, car ce n’est pas un religieux, le frère Provincial Mr G., qui prend contact avec moi… alors que cela aurait dû l’être : que penser de cette dérobade que je considère comme une fuite et une lâcheté ? Tout ceci fait penser à ces propos que j’invente : « Ah c’est un parpaillot ? On va le confier à un laïc. » Et en effet l’on ne m’appelle jamais « Pasteur Auzenet » durant les entretiens… alors que si j’avais été prêtre, l’on m’aurait dit « Père Auzenet », soyez-en certain.
Que penser aussi de mon premier mail envoyé à Mr P., directeur actuel de mon ancienne École à Rouen, qui n’a jamais répondu ? Deux semaines plus tard, comme je le menace de porter plainte contre lui, il prend peur et m’envoie un courriel de sa secrétaire, pour m’informer qu’elle retransmettait ma réclamation au siège, à Paris. La belle affaire ! Le directeur « Mr Pilate » s’en est lavé les mains, et ce fut une injure pour moi d’être considéré comme un « moins que rien », au lieu d’une victime gravement impactée et encore fragile.
Mon contact avec la Maison-Mère fut court, et n’a duré que le temps de deux échanges, l’un par visio, l’autre par lettre dont j’ai demandé l’envoi, et c’est tout. Juste après la fin du mois d’avril 2025, le correspondant laïc Mr B. n’a plus jamais répondu à mes mails, en me laissant choir comme un vieux topinambour (je reste poli) durant dix mois : voilà une seconde peine pour moi (qui porte un nom : l’abus du silence), elle a de nouveau entraîné une dépression réactionnelle et des soins (Seroplex 15 mg – Seresta, 4 cp/jour, sur ordonnance), avec des envies de suicide, je les en ai informés dans un mail resté sans réponse. Autrement dit : « cause toujours, tu ne nous intéresses plus, va voir ailleurs, tu nous casses les pieds, tu peux allègrement aller te suicider ». Et me voilà reparti pour un tour, les lasalliens ne sont pas à un suicide près, il y en a eu deux suite aux comportements des pédocriminels de l’Ecole Lasalle – Rouen.
Tel un agent des renseignements formé à cette besogne, le responsable laïc qui m’a audité en visio la première fois a pris soin de me poser les questions nécessaires, tout en étant très accueillant et respectueux, j’en conviens. J’ai exigé une « lettre de réparation », qui pour moi — cela coule de source et donc je ne l’ai pas exprimé — devait au minimum inclure et comporter une demande profonde de pardon au nom de l’institution de l’époque, et un acte de participation à ma reconstruction toute récente (j’ai survécu durant 65 ans, je n’ai jamais vécu, à cause d’un phénomène de dissociation, ma vie a été si peuplée d’échecs et d’envies de suicide, qu’en 2021 j’ai décidé d’entamer une psychothérapie qui se prolonge encore).
J’ai bien reçu cette « lettre de réparation » le 30 mars 2025. Elle n’a pas provoqué l’effet escompté, et m’a mis dans une colère noire telle, que j’ai pris un mois pour y répondre tellement j’étais blessé. En voici les grandes lignes, et il est important qu’en préambule de cet article sur la foi chrétienne actuelle des Lasalliens, je l’exprime ici :
- [ La violence dont vous avez été victime au Pensionnat JB de la Salle dans les années 1958 et 1959 est infâme. Enfant, vous avez été agressé durant deux années par deux élèves plus âgés que vous. Les adultes n’ont rien vu, rien décelé, ils ne vous ont pas protégé. La violence que vous avez subie vous a marqué à vie. ]
- [ Au nom des Frères des Écoles chrétiennes et des responsables actuels des établissements et du réseau La Salle et en mon nom propre, je vous adresse mes très sincères regrets. ]
- [ La maltraitance n’a pas sa place dans les écoles, encore moins dans les écoles catholiques. Elle est une offense au Seigneur. (…) Les adultes sont aujourd’hui mieux formés (…) ]
Ma première réaction a été mitigée. La lettre exprime juste l’expression de regrets (je fais remarquer que c’est d’abord moi qui ai supporté ces regrets durant 65 ans, comme une croix très lourde à porter, d’avoir été traité en martyr dans leur école), et aucun acte de réparation à la clé : AUCUN.
D’un côté, j’y ai trouvé une reconnaissance de mon martyr (je ne puis trouver d’autre mot), et d’un autre côté j’y ai trouvé une absence totale de reconnaissance de responsabilité, et de repentance, qui aurait dû dans mon cas consister en ceci (à noter que j’avais signalé l’inexistence d’activité des surveillants) :
» Cher Pasteur, selon vos déclarations la mission des surveillants a connu de graves défauts, ils fumaient leur cigarette, agglutinés à l’autre bout de la Cour, sans jamais la surveiller, et sont fautifs de ne pas vous avoir protégé comme vous auriez dû l’être. Vous avez eu le nez cassé, vous faisiez dans votre culotte à chaque fois que vos bourreaux vous ficelaient, et menaçaient d’arracher vos yeux avec des couteaux de boucher (40 séances de tortures durant deux années), vous avez été victime de terreurs nocturnes et d’énurésie jusqu’à l’âge de 12 ans, vous avez été couvert de psoriasis, vos résultats scolaires ont chuté durant tout le reste de votre future scolarité, et toute votre vie, vous avez fait dépression sur dépression, avec des envies de suicide quotidiennes, et des addictions à l’alcool par périodes, qui vous ont détruit. Vous avez été victime de dissociation. Vous avez parfois reproduit par mimétisme (votre cerveau avait enregistré à votre insu, que la violence chrétienne au nom de Dieu, c’est normal et légal dans certains cas) des violences envers votre entourage associatif, ce qui vous a valu deux plaintes et un séjour en prison en 1997.
Je vous adresse, cher ancien élève et cher Pasteur, au nom de tous les responsables lasalliens passés et présents, notre demande très profonde de pardon, et notre désir « sine qua non » de réparer : veuillez nous transmettre la facture de vos frais de psychothérapie durant ces quatre années, et nous ferons le nécessaire. Bien que les faits soient prescrits, nous constatons qu’ils le sont à cause de l’amnésie traumatique qui vous est survenue durant 60 années, afin de moins souffrir, et rajoutons aussi un petit dédommagement de … qui n’est rien eu égard à votre vie saccagée et détruite par la faute des lasalliens, qui ne vous ont pas protégé alors que vos parents vous avaient placé sous notre responsabilité légale totale, car ils avaient aveuglément confiance en nous. »
« C’est également au pasteur protestant que vous êtes devenu par la suite, que nous vous demandons pardon aussi, pour la transgression et la désobéissance aux préceptes de l’Évangile, qui à l’époque ont dû vous affecter et faire chanceler en partie votre foi chrétienne. »
Développement
Citation : « La première chose qu’on doit faire dans l’oraison est de se pénétrer intérieurement de la présence de Dieu, ce qui se doit toujours faire par un sentiment de foi fondé sur un passage de l’Écriture sainte. » (Jean-Baptiste de la Salle)
Il est saisissant comme ceux qui se prétendent frères des écoles chrétiennes, disciples de St Jean-Baptiste de la Salle, ne se réfèrent jamais à la Bible pour ajuster leurs comportements et déclarations lorsque des victimes de leurs crimes s’unissent pour se protéger de leurs manipulations. Non, ils se réfèrent à leurs avocats, et ne s’expriment pas eux-mêmes car ce sont des lâches, ce qui est un comble et une injure pour les victimes de leurs crimes et abus sexuels, j’ai entendu leurs révoltes et leurs blessures.
Même la Bible, au travers de l’apôtre Jean, nous dit ceci : (1 Jean 2 : 1) « Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste ».
Pour un pasteur protestant, tout cela saute immédiatement aux yeux : « sola scriptura, sola gratia ».
Citation : « Il me semble que ce que j’ai à demander à Dieu dans l’oraison est qu’il me fasse connaître ce qu’il veut que je fasse et qu’il me mette dans la disposition dans laquelle il me veut. » (Jean-Baptiste de la Salle)
2. LA NECESSITE D’ETRE UN REPRESENTANT DE JESUS-CHRIST
Il est encore plus navrant de constater comme les Lasalliens ne s’appuient pas sur Jésus Lui-même, mais sur des souvenirs de vagues traditions humaines et religieuses.
Citation : « Comme vous êtes les ambassadeurs et les ministres de Jésus-Christ dans l’emploi que vous exercez, vous devez le faire comme représentant de Jésus-Christ même. » (Jean-Baptiste de la Salle)
Beaucoup d’enseignants actuels ne sont pas chrétiens, et ceci n’est en aucun cas un jugement de ma part, il reflète surtout l’amoindrissement du nombre de prêtres en France.
En France, selon mes sources, il ne reste actuellement que 175 frères répartis dans 22 communautés, dont 3 communautés de santé/retraite (Igny, St Felix-Nantes et St Etienne). Les 120 frères actifs vivent dans environ 19 communautés de mission de 3 à 6 frères, qui font : animation pastorale, tutorat, conseil de direction, administration du District et lien direct avec les élèves. Le ratio est d’environ 1 Frère actif pour 1250 élèves.
3. EXERCER LA CHARITE
Citation : « Puisque vous êtes les ambassadeurs de Jésus-Christ, il faut aussi que vous fassiez voir à l’Église quelle charité vous avez pour elle… Faites en sorte, par votre zèle, de donner des marques sensibles que vous aimez ceux que Dieu vous a confiés, comme Jésus-Christ a aimé son Église. » (Jean-Baptiste de la Salle)
Nous y voilà ! le manque de charité de la Maison-Mère est si frappant, que l’on en ressort tous en ayant subi des maltraitances psychologiques et spirituelles, ce qui est mon propre cas, et celui de la plupart des victimes qui les ont contactés. Les Lasalliens pratiquent l’inversion accusatoire : les bourreaux pédophiles et criminels (qui avaient été recrutés par les autorités lasalliennes à l’origine) sont considérés comme des victimes, et les victimes qui s’organisent en Collectif pour dénoncer leurs bourreaux, deviennent des bourreaux à qui l’on ne parle qu’au travers d’un avocat. Bah oui, ils sont des lépreux à clochettes, les lasalliens ne vont pas se salir en leur parlant !
Le déni et la victimisation, oui, mais pas la charité, ah ça non ! Les déclarations des Lasalliens soulignent bien que leurs crimes datent d’autrefois, et ne sauraient porter atteinte à la bonne réputation des enseignants actuels. Leurs propos pourraient faire penser à ceux-ci que j’invente : « Passez votre chemin, victimes, vos déclarations sont prescrites ! » « Les bourreaux parmi nous sont très peu nombreux, relativement au nombre d’enseignants, et datent du Moyen-Age » « Il n’y a eu qu’un crime (= un viol d’enfant) dans cette classe, allez, retenons que tous les autres sont encore bien vivants, et basta, affaire classée ».
4. NE PAS COMMETTRE D’ABUS
Les abus psychologiques et spirituels (dureté, quolibets, insultes, humiliations verbales publiques commis dans une école chrétienne) sont encore bien légion en 2026 dans le réseau actuel des Ecoles Lasalliennes. C’est très subtil : les violences physiques exercées par les personnels sur des élèves sont moins nombreuses (cf école de Dijon où une enseignante soulève en l’air, par ses couettes, une enfant de 9 ans, fait vérifié – et cf école de Perpignan récemment), mais par contre, ces dernières sont exercées librement et en masse entre élèves dans la Cour, où l’on s’en donne « à coeur joie ». Dans la plupart des cas, les cours de récréations ne sont pas surveillées, il n’y a aucune intervention des surveillants en cas de violences et de harcèlements dans la Cour, ce qui est le cas de l’Ecole LaSalle de Rouen, où les élèves (garçons et filles) et leurs caïds se castagnent sans cesse, et où les murs des toilettes sont maculés de sang, qui doit être nettoyé souvent (école Lasalle Rouen – fait et témoin vérifiés). L’on peut donc en déduire que la violence entre élèves est tolérée domme un moyen de « diviser pour mieux régner ». Elle n’a pas disparu : elle s’est déplacée, et elle est toujours systémique.
Citation : Evangile de Matthieu 26 : 52 « Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. »
Quant aux abus sexuels, ils sont encore légion, nous pouvons citer le cas de la seule école Lasalle à St-Genès, avec un professeur qui, dénoncé il y a trois ans, a fait 36 victimes dont 17 viols et 10 abus sexuels simples. Il sera jugé de ses crimes fin 2026. Le directeur de l’Ecole Lasalle d’Agen, connu pour des actes probablement sexuels sur ses élèves dans l’école de St-Genès, avait été juste déplacé d’école et mis en poste de direction à Agen. Les autorités lasalliennes avaient fermé les yeux. Heureusement il a été dénoncé le 2 février dernier par le personnel, et limogé très vite.
Citation : Evangile de Luc 17 : 1 Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! 2 Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer, que s’il scandalisait un de ces petits. »
5. NE PAS MENTIR
Les autorités lasalliennes sont des maîtres dans l’art du « demi-mensonge ». Ils disent donc des demi-vérités. Ils manipulent les consciences. Ou alors se taisent totalement par lâcheté, en protégeant les agresseurs sexuels et en les déplaçant simplement d’école. Exemple : « le fait que quelques individus ignobles aient exercé des choses graves sur quelques élèves autrefois ne signifie en rien que nos enseignants ne soient pas en majorité des enseignants de qualité » : et hop ! la poudre de Perlin-pimpin est jetée.
Il n’y a rien de plus crédible qu’un mensonge déguisé en vérité. Le mensonge passe alors inaperçu, et le but est détourné. Et parfois, c’est une vérité à 75% qui permet de faire passer les 25% de mensonges attenants.
Citation : Jésus a dit : (Matthieu 5 : 37) « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; tout ce qu’on y ajoute vient du malin. »
Citation : (Jean 8 …43) Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. 45 Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.… »
Derniers mensonges des Lasalliens : ils nient qu’il y ait eu simultanément 15 prédateurs en présence entre les murs de Lasalle Rouen, je les ai pourtant pointés et désignés par recoupement après les confessions très pénibles des victimes. J’ai leur nom, prénom, nom d’emprunt (ex : Frère Caresse) et dates sur mon tableau Excel, et il s’avère que le plus sale, et qui a officié comme aumônier durant presque 40 années est l’Abbé Bourdon (j’ai le droit de citer son vrai nom car il est DCD) : cet homme choisissait un enfant dans la Cour (le plus beau possible) et l’obligeait à se confesser à lui dans un recoin glauque, en l’asseyant sur ses genoux et en lui caressant le visage. Il sentait tellement fort (fait vérifié sur plus de dix victimes, c’était à vomir) que le gamin s’inventait des péchés pour recevoir l’absolution le plus vite possible et mettre ses jambes à son cou.
Cet homme était connu et très craint par TOUS les élèves pour être « un saint pédophile », et pour passer des vidéos porno aux enfants dans ce qu’il appelait son « ciné-club du midi », un repaire d’attouchements en tous genres (faits vérifiés et recoupés). Un autre Frère confessait les enfants en mettant sa main tripotante et non hésitante dans leur culotte… Deux professeurs de musique ont été reconnus comme prédateurs extrêmements violents, au point que certains élèves séchaient le cours en allant se cacher dans la chapelle, sous les linges blancs qui pendaient de l’autel. L’un des professeurs, organisateurs de concours de masturbation localisés à l’extérieur des murs (par groupes de 20) mais avec certains élèves de LaSalle, est toujours vivant et impuni. Le long des murs de l’Ecole, les inscriptions sous forme de tags : « PEDOPHILES ». Tout Rouen savait !
Beaucoup de Frères avaient des gestes déplacés voire pervers, prenaient des photos pour nourrir leurs fantasmes, et se nourrisaient des petits enfants comme casse-croûte sexuel de leur journée. Le Directeur Frère Augustin Charles (DCD), surnommé par les élèves « PEDALO », n’avait de cesse que de se mettre assis des heures durant, à côté du médecin scolaire lors des visites médicales, lequel devait vérifier les parties génitales des petits élèves nus et en file indienne. Le directeur scrutait les parties intimes des enfants qui étaient horriblement gênés et se demandaient ce que ce corbeau en robe noire et rabats blancs faisait là. Il en bavait : il lui était pourtant interdit de se trouver là !
A noter : les surveillants des dortoirs (leur chef était appelé « LE KAPO » ou « LE DALTON » et d’une violence insoutenable) consommaient les enfants, lumières allumées jusqu’à très tard dans la nuit, dans leur box où l’on entendait des soupirs (témoins vérifiés). Le professeur de latin pénétrait les petiots durant ses cours particuliers, et du coup le cours était gratuit. Un vrai réseau existait, le réseau de l’horreur, appelé par les élèves « ma prison », « mon enfer » « le JB-bordel de la rue St-Gervais ». Les différentes directions SAVAIENT et SE TAISAIENT PAR PEUR. Le directeur actuel en 2026, Mr P. comme Pilate, est au courant de tout, je le sais par une personne de son entourage.
Citation : « Il est de conséquence que vos actions instruisent encore plus que vos paroles. » « N’enseignez rien à vos disciples que vous ne pratiquiez vous-même » (Jean-Baptiste de la Salle)
6. LES ABUS LASALLIENS, dont les ABUS SPIRITUELS : ils sont centenaires et systémiques
Il est si intéressant de lire un extrait des « Règles de conduite des Écoles Chrétiennes« , recueil qui date de 1720. Bien sûr, nous devons tenir compte que les temps et la culture ont abondamment changé, les règles aussi. Mais, en ce qui concerne les violences physiques, morales et spirituelles encore parfois commises de nos jours, nous avons ici la preuve que ces violences liées à des punitions étaient systémiques et le sont restées.
Dans les paragraphes qui suivent, j’ai mis en italique les abus psychologiques commis par les maîtres, et j’ai mis en caractères gras les abus spirituels graves, qui détournent l’élève de la vraie foi chrétienne, laquelle ne représente pas un Dieu punitif et autoritariste, mais un Dieu d’amour et de miséricorde, qui certes parfois châtie Ses enfants, mais d’une manière pédagogique et non vengeresse.
Dans ce recueil, l’on y aperçoit :
- un appel à la délation des bons élèves en faveur des élèves qui se conduisent mal, ils devront être dénoncés par les bons : « Le premier maître ou Inspecteur des écoles aura soin de commettre un écolier des plus sages pour remarquer ceux qui feront du bruit pendant qu’ils s’assemblent, et cet écolier ne fera alors que remarquer sans parler et dira ensuite au maître ce qui se sera passé, sans que les autres s’en puissent apercevoir »
- qu’il faut garder le silence pour cette raison : « le maître fera concevoir aux écoliers qu’ils doivent garder le silence, non parce qu’il est présent, mais parce que Dieu les voit et que c’est sa sainte volonté. »
- des précisions sur les châtiments corporels : « On peut se servir des verges ou du martinet pour corriger les écoliers, pour plusieurs raisons : 1°. pour n’avoir pas voulu obéir promptement, 2°. lorsque quelqu’un se fait une coutume de ne pas suivre, 3°. pour avoir fait des brouilleries, des badineries ou des sottises sur son papier, au lieu d’écrire, 4°. pour s’être battu dans l’école ou dans les rues, 5°. pour n’avoir pas prié Dieu dans l’église, 6°. pour n’avoir pas été modeste à la sainte Messe et au catéchisme, 7°. pour s’être absenté de la sainte Messe et du catéchisme, les dimanches et les fêtes, par sa faute.
- que les élèves sont invités à mentir : « Il faut remarquer que quand on veut donner une férule à un écolier, pour avoir fait quelque faute qui l’ait détourné de son devoir, comme pour avoir parlé, badiné, ri, etc., il ne faut pas leur dire que c’est pour avoir parlé, badiné, ri, etc. qu’on les corrige, mais pour n’avoir pas prié Dieu
- que ces règles interdisaient les dérives lasalliennes qui se produisirent plus tard, au XXe siècle : « On ne doit jamais se servir d’aucune correction que de celles qui sont en usage dans les écoles et qui sont marquées dans l’article 1 du présent chapitre. Ainsi on ne doit jamais frapper les écoliers de la main, du pied, ni de la baguette, et il est tout à fait contre la bienséance et la gravité d’un maître de tirer le nez, les oreilles ou les cheveux, et beaucoup plus de les pousser rudement ou de les tirer par le bras. Il faut avoir un très grand égard en corrigeant un écolier de ne le frapper en aucun endroit où il ait quelque mal, pour ne pas l’augmenter, ni frapper si fort que les marques paraissent, quoique d’ailleurs il ne faille pas le faire si mollement que l’écolier n’en ait aucune peine. »
- que l’humiliation publique des élèves qui désobéissent était punie par une humiliation publique : « Il faut punir des verges ou des martinets tous les mensonges même les plus petits ; il faut faire connaître à l’écolier, qu’il n’y en a point de petits devant Dieu, puisque le diable est le père du mensonge, ainsi que Notre Seigneur l’enseigne dans le saint Évangile (Jn 8, 44) ; et qu’on leur pardonnera quelquefois lorsqu’ils l’avoueront ingénument, et on leur pardonnera aussi en effet : mais on leur fera connaître ensuite l’horreur qu’ils doivent avoir de leur faute, on les engagera à en demander humblement pardon, à genoux, au milieu de la classe, et on leur inspirera même de s’imposer à eux-mêmes une pénitence. On punira de la même manière ceux qui auront commis quelque action d’impureté ou qui auront dit des paroles déshonnêtes. Ceux qui auront joué avec des filles ou qui les auront fréquentées, seront avertis fortement là-dessus la 1re fois et, s’ils retournent dans cette faute, ils recevront la même correction. »
- que la punition est plus sévère quant à l’insoumission : « si l’écolier n’est pas soumis et qu’il ne se soit pas disposé, le maître le disposera lui-même, et priera le Frère qui a égard à cette école, de l’aider en cas de besoin, et ensuite l’écolier recevra huit coups de correction »
- qu’il faut remercier Dieu publiquement pour avoir été corrigé : « Quand le maître aura été obligé de contraindre un écolier qui aura été corrigé, le maître étant de retour à sa place, l’écolier ira [se mettre] à genoux modestement devant lui, les bras croisés, pour le remercier de l’avoir corrigé, et ensuite se tournera du côté du crucifix pour en remercier Dieu et pour promettre en même temps de ne plus retomber dans la faute pour laquelle il vient d’être corrigé, ce qu’il fera sans parler haut ; après quoi, le maître lui fera signe de retourner à sa place »
- que l’élève doit faire pénitence : « Quand le maître aura imposé la pénitence, l’écolier fera inclination au maître pour le remercier et puis demeurera encore quelque temps à genoux, tourné du côté du crucifix, pour témoigner à Dieu qu’il l’accepte de bon cœur et lui demander la grâce de l’exécuter avec fidélité et purement pour l’amour de lui ; ensuite le maître lui fera signe d’aller à sa place.
D’autre part, le goût d’une minorité de Frères Lasalliens pour la pédophilie criminelle sur des enfants n’est pas étonnant, il est absolument prévisible : le contact avec la gente féminine est déconseillé, et les Frères des Écoles Chrétiennes doivent rester célibataires ; quelle croix insurmontable ! Ils font donc, en conséquence, leur marché sexuel parmi les écoliers, comme les prêtres de nos jours. Je n’hésite pas à dire ici, avec sérénité et certitude, et en tant que ministre du Culte moi-même, que le célibat imposé est une mesure criminelle dont nous voyons les fruits pourris et empoisonnés : ce sont des centaines de milliers de vies d’enfants brisées, lesquels vivront un enfer à vie. Le célibat « proposé » serait une meilleure mesure, avec possibilité de le rompre, s’il ne correspond pas aux aspirations premières de l’intéressé. Nous le savons, la plupart des prêtres africains ont une femme cachée, et beaucoup de prêtres européens ne tiennent jamais leur vœu de célibat, et ont aussi des femmes cachées. Rome le sait et le tolère.
Le plus grand abus spirituel des frères lasalliens et de tout temps, c’est de dégoûter l’enfant à vie de la foi chrétienne, et de lui fermer en conséquence l’accès du Ciel, à cause des actes pédophiles répugnants subis. Certains sont devenus plus tard des « escorts-boys », ou se sont suicidés, ou sont devenus des êtres très agressifs et violents sous camisole chimique, ou sont devenus alcooliques. En tant que ministre du Culte moi-même, je rejoins les propos de Jésus sur les frères pédophiles lasalliens : il vaudrait mieux qu’on leur suspende une meule de moulin au cou, et qu’on les jette à la mer.
Les autorités Lasalliennes, dites « chrétiennes », ne se sont jamais repenties de leurs crimes, en publiant au niveau national un communiqué où elles demandent pardon aux milliers d’enfants victimes de leurs abus sexuels, viols à répétition, coups et blessures, tortures et emprises volontaires, et à leurs parents.
Pasteur Philippe Auzenet, ministre du Culte, et ancien aumônier des prisons – 6.02.2026
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Citation : « L’esprit de foi inspire aux frères un zèle ardent pour servir ceux qui leur sont confiés et pour collaborer avec ceux qui partagent ce but. Ce zèle, vivifié par l’Esprit Saint, anime leur prière apostolique et toutes les activités de leur ministère éducatif. » (Jean-Baptiste de la Salle)